La pauvreté, un choix personnel ou le reflet de la société?

La pauvreté est une dure réalité qui frappe beaucoup de monde. Avec la crise, le taux de chômage qui ne cesse d’augmenter, la diminution du pouvoir d’achat, beaucoup de gens se retrouvent actuellement dans la classe des pauvres. Un grand nombre d’entre eux n’ont pas d’assurance maladie et les efforts pour les aider à obtenir une assurance, sont fastidieuses, voire même inexistantes.

La pauvreté, un phénomène engendré par la société

Il faut reconnaître que la pauvreté et d’autres misères sociales sont en grande partie dues à la structure sociale, qui est le mode de fonctionnement de la société au niveau macro. Certains problèmes de société, tels que le racisme, le sexisme et la ségrégation, provoquent constamment des disparités en matière d’éducation, d’emploi et de revenu pour les groupes marginalisés. Le groupe majoritaire a naturellement une longueur d’avance sur les groupes confrontés quotidiennement à un large éventail d’obstacles sociétaux. C’est ce qu’on entend par causes structurelles de pauvreté et d’inégalité.

La pauvreté : ce n’est pas seulement un état d’esprit

Nous avons tous entendu dire que les pauvres et les minorités n’avaient qu’à faire de meilleurs choix pour sortir de la pauvreté : travailler dur, rester à l’école, se marier, ne pas avoir d’enfants avant de pouvoir pourvoir à ses besoins. S’ils faisaient tout cela, ils ne seraient pas pauvres.

Ceci est un exemple d’une vision simpliste du phénomène social complexe. Elle minimise l’impact d’un problème de société causé par la structure, conditions du marché du travail et de la société au niveau macro, sur le comportement des individus. De telles affirmations ignorent également un grand nombre de sciences sociologiques.

Une vue teintée par la politique

Beaucoup de Français considèrent la pauvreté comme un phénomène individuel et disent que c’est avant tout la faute aux pauvres s’ils se trouvent dans une situation de précarité. L’opinion alternative est que la pauvreté est un phénomène structurel. De ce point de vue, les gens vivent dans la pauvreté car ils se trouvent dans des failles dans le système économique qui leur procurent des revenus insuffisants.

Le fait est que les gens entrent et sortent de la pauvreté. Des recherches ont montré que 45% des périodes de pauvreté ne durent pas plus d’un an, 70% ne durent pas plus de trois ans et seulement 12% dépassent une décennie. Donc, cela n’a rien avoir avec la mentalité mais surtout de l’environnement où la personne se trouve.

La pauvreté ne se mesure pas uniquement sur les biens pécuniaires et financiers, cela se traduit également par la pauvreté intellectuelle qui peut causer un obstacle dans l’épanouissement d’un individu. Dans ce cas, pour pouvoir lutter contre la pauvreté, il est préférable d’attaquer aux racines même du problème.

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